Portrait de Bansoa Sigam

À l’heure où le repli identitaire et la banalisation de la discrimination font rage, nous avons eu envie de mettre en lumière des personnes que nous considérons comme faisant partie de la jeunesse consciente et c’est donc avec plaisir que nous sommes allés à la rencontre de Bansoa Sigam et qu’elle nous a accordé un peu de son temps pour nous parler d’elle. Entretien.

Bonjour Bansoa! Peux-tu te présenter en quelques mots?

Oui. Bonjour! Alors je m’appelle Bansoa Sigam, je suis camerounaise d’origine, née en France mais j’ai grandi en Suisse. Je suis une afropéenne qui a grandi dans la campagne genevoise..(rires), un autre aspect de mon identité.

Bansoa c’est un prénom particulier et très joli est-ce qu’il veut dire quelque chose? 

Merci. C’est un prénom que j’aime beaucoup mais que j’ai mis du temps à aimer et à accepter car c’est pas un prénom commun. Bansoa en fait c’est le nom du village d’où viennent mes parents. À l’époque c’était un royaume du Cameroun, un royaume bamileke et mon père a toujours dit que si un jour il écrivait ses mémoires, il signerait “Bansoa” et puis il s’est dit.. “Ben tiens! Je vais plutôt appeler ma fille comme ça!”..(rires) Bansoa c’est les racines en fait et ça veut aussi dire “magie”! Ce village d’où viennent mes parents est un village avec une historique de résistance très poussée et particulière et c’est pour ça qu’on l’appelle le village des magiciens. Voilà!..

Et à part être magicienne..(rires), que fais-tu dans la vie? 

Alors j’ai fait des études d’anthropologie puis de muséologie et donc là je travaille au Musée d’ethnographie de Genève en tant que collaboratrice scientifique sur une exposition sur l’Afrique et je suis également présidente de l’Association Panafricaine pour l’Art – APA dans le cadre de laquelle on valorise les peuples d’Afrique à travers leurs productions artistiques et ritualistiques.

Ok. Et en quoi ça consiste exactement l’Anthropologie?

En fait c’est l’étude des populations dans leur contexte culturel, c’est comprendre pourquoi et comment des pratiques culturelles se développent et en quoi elles structurent les sociétés et contribuent à leur épanouissement. L’Anthropologie c’est une grille de lecture des sociétés.

Et tu nous parlais de l’APA cette association dont tu es la présidente, tu peux nous en parler un peu plus?

Alors l’APA, Association Panafricaine pour l’Art est une association qui a vu le jour en 1991 par un groupe d’africains de la diaspora qui voulaient prendre en mains leur destin culturel sur la scène genevoise et promouvoir les arts et cultures d’Afrique pour trouver leur place, et parmi ses pionniers, il y’a mon papa le Dr Sigam. Avec l’aide de ma mère, il a accumulé une belle collection d’oeuvres d’art traditionnelles et anciennes et donc l’activité principale de l’APA est de mettre en place des expositions à perspective ethno-historique, raconter l’histoire des peuples grâce à des objets. Nous l’avons fait dans la Genève internationale, en France voisine; dans des organisations comme l’ONU ou l’OMPI par exemple mais aussi sur la place publique comme le Forum de Meyrin ou Balexert. Et il y’a aussi un autre élément mis en place par l’APA, c’est un symposium sur les médecines traditionnelles africaines et grâce à ça, l’APA a reçu le prix de médecine et développement de l’UNESCO en 1996. Entretemps nos recherches anthropologiques ont continué et avec le nouveau comité mis en place il y’a deux ans, nous avons repris les activités de l’APA et dernièrement nos activités sont centrées autour d’une exposition qu’on a intitulée: “Trilogie Sankofa”, une série d’exposition qui rendent hommage à mon Papa, fondateur de l’APA et décédé en mai 2016.

L’ objectif général de l’APA est la valorisation des cultures africaines et de partager les connaissances ethnohistorique sur les objets d’art qui en sont les témoins. La 1ère partie de la “Trilogie Sankofa” a débuté en novembre 2016, le 2ème volet s’est achevé en octobre 2017 et la dernière partie sera autour de la médecine “La clé de la guérison: entre magie et médecine”  en automne 2018.

Ok! Alors c’est donc ton père qui t’a transmis ce goût pour l’Art et l’Anthropologie?

Oui exactement. On peut même parler de transmission transgénérationnelle et familiale, mon père a partagé avec  ma mère sa passion pour l’Art et donc on a grandi ma fratrie et moi entourés d’objets. Mon frère et mes soeurs font également partie de l’APA et c’est vrai que c’est devenu une passion familiale. Le moteur a été notre père mais notre mère nous a fait comprendre la richesse de ces objets là. Combien ça pouvait nous apporter culturellement et c’est elle qui a encouragé notre père à être actif dans cette transmission. Il m’a initié à tout ça et  grâce à cela l’association perdure encore 26 ans après sa création!

Et avec toutes ces recherches anthropologiques que vous avez faites, qu’est-ce qui ressort concrètement de tout ça? Avez-vous fait une découverte incroyable?

Ce qui ressort, c’est l’unité dans la diversité au niveau des objets africains. La collection que nous étudions est panafricaine d’où le nom de notre association et ce qu’on remarque surtout, c’est la diversité formelle mais il y’a un message similaire récurrent, qui est celui de l’intersection entre le monde visible et invisible. L’objet est vraiment un support matériel qui permet l’incarnation de l’esprit, d’une entité spirituelle, de quelque chose qui va au-delà de l’objet, dans son contexte d’utilisation.

Quelle passionnée! Dis-nous qu’elle est la personnalité qui t’a le plus marqué dans l’Histoire?

Il y’en a tellement mais si je devais choisir une personne étant donné mon parcours, je vais dire Cheikh Anta Diop. Fameux anthropologue sénégalais et égyptologue qui est reconnu pour ses démonstrations de l’antériorité des civilisations négro-africaine. Il allait à contre courant des scientifiques de son époque en démontrant que les premières dynasties de pharaons de l’Egypte antique étaient noires. Aujourd’hui, c’est un fait établi et c’est notamment grâce à lui. Les théories étaient différentes à l’époque mais Cheikh Anta Diop a démontré qu’il y’a eu éviction des noirs dans les civilisations d’Egypte antique, il a aussi démontré l’origine égyptienne de nombres de connaissances grecques. L’Egypte antique était une terre de pèlerinage pour la connaissance et pour les érudits grecs, beaucoup de théories par exemple en mathématique le théorème de Pythagore etc venaient de l’Egypte antique donc finalement d’Afrique. Depuis trop longtemps l’Afrique est considérée comme cette terre obscure et sans connaissance mais Cheikh Anta Diop disait: “A éducation égale, la vérité triomphe.” La connaissance se trouve donc dans les livres et j’encourage tout le monde à lire et pour ceux qui seraient intéressés par le sujet, le livre: “Nations nègres et culture” de Cheikh Anta Diop. Commencez déjà par ça!…(rires)

Merci Bansoa. Nous arrivons à la fin de cet entretien, est-ce que tu voudrais rajouter quelque chose?

Oui je suis très honorée de cette invitation à faire cette interview, ça me fait sentir que je fais partie moi aussi de cette jeunesse afropéenne qui va de l’avant. Je voudrais te remercier et te dire aussi que j’apprécie et admire ton travail de maman et entrepreneure. Et puis je voudrais aussi rappeler que l’APA c’est un collectif donc voilà tout seul on ne fait que très peu, je donne ma voix aujourd’hui mais l’APA c’est un groupe de passionnés! RDV en automne pour le 3e volet de la trilogie SANKOFA!

Génération passionnée, activiste et consciente, il est évident que Bansoa en fait complètement partie. Nous avons été ravis de partager ce moment avec elle et de nous rendre compte que beaucoup de jeunes ont fait le choix de prendre leur destin culturel en mains, sans aucun doute la relève est assurée!

Bansoa Sigam, anthropologue et présidente de l’Association panafricaine pour l’art – APA

www.panafricart.org

 

Crédits photos: association APA

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Portrait d’Edouard Ayissi

Un lundi 20 novembre un peu particulier en compagnie d’Edouard, avec qui nous avions remporté le titre de “Best LAFF Model 2017” au mois d’août dernier.
Edouard, un jeune homme à la personnalité attachante qui prône le positivisme. Entretien.
Bonjour Edouard, peux-tu nous expliquer en quelques mots qui es-tu? Et que fais-tu dans la vie?
Je m’appelle Edouard Claude Ayissi, je suis d’origine camerounaise. Je suis arrivé en Suisse en 2002 à l’âge de 10 ans. Mon intégration en Suisse n’as pas été facile du fait de ma couleur de peau et j’ai dû aussi m’adapter au climat (rires)… première fois que j’étais confronté à un tel froid et à la neige, sacrée découverte! De part ma nature joyeuse et mon ouverture d’esprit, j’ai pu rapidement me lier d’amitié aux autres et trouver ma place. Quelques années plus tard, j’ai effectué une formation d’horloger et de mécanicien de production au CFF.
Et grâce aux qualités de ma personnalité, j’ai pu intégrer l’une des équipes de vente du magasin Zara et y travailler depuis bientôt 2 ans maintenant. A côté de cela, j’aide des personnes à améliorer différentes parties de leur corps grâce à des produits naturels complètement géniaux au sein de la compagnie dans laquelle je travaille.
Comment t’es-tu retrouvé dans l’univers des concours de beauté et qu’est-ce que ça t’apporte?
Je suis arrivé dans ce milieu grâce à mon amie Manuela Oppikofer Miss Earth Suisse 2016, c’est elle qui m’a mis le pied à l’étrier. Le fait de participer à ces concours m’apporte joie et confiance en moi. J’aime le fait de me montrer aux yeux du monde sous mon meilleur jour et de mettre en lumière le travail de créateurs, c’est une expérience enrichissante. En plus étant passionné de mode et de photographie, j’me sens complètement dans mon élément lors de ces concours.
Notre première rencontre était lors du LAFF Festival (Lausanne Afro Fusions Festival) et à cette occasion nous avions remporté ensemble le titre de “Best LAFF Model 2017”. Comment as-tu vécu cette expérience?
Aaah le LAFF… (rires) une expérience incroyable, tellement de belles rencontres! Les autres mannequins et puis j’ai fait une belle rencontre aussi avec le styliste William Effah qui fait du très beau travail et aussi les membres du jury en particulier Spider Liondjo qui m’a coaché et qui m’a donné des supers conseils sur l’estime de soi, des conseils qui m’accompagnent encore aujourd’hui et ça m’a vraiment aidé à remporter le prix ce soir là! Et grâce au LAFF Festival et au prix, j’ai rencontré Waxbazar et nous avons travaillé ensemble pour l’événement LA NUIT DES AMBIANCEURS!
Oui on allait y venir! Cette fameuse NUIT DES AMBIANCEURS comment c’était? Raconte-nous…
Le feu! C’était un événement organisé par le Festival Couleur café à Genève. C’était un moment extraordinaire mais vraiment! Il y’avait une énergie de feu et c’était la première fois pour moi de me faire saper.. (rires) mais j’ai joué le jeu, Jocelyn le roi de la sape m’avait donné un rôle de sapeur et un magnifique costume, je suis rentré dans mon personnage! Faire le show, montrer qu’on est fier de soi sans être arrogant, toujours chic et élégant, j’aime bien cette façon de voir la mode!
En route pour les castings alors? Nous avons appris que tu étais demi-finaliste pour le concours de MISTER SUISSE FRANCOPHONE 2018? Comment te prépares-tu pour ce grand concours? Quelle est ta méthode? 
Alors déjà quand je suis allé me présenter au casting, j’t’avoue j’étais stressé! Oui j’avais un peu la pression mais bon j’ai essayé de gérer au mieux, j’ai appliqué tous les conseils que j’avais reçus et pour le moment ça se passe bien. Je suis demi-finaliste et au départ on était environ 640 participants! Là on est plus que 120 candidats, 60 filles et 60 garçons et pour la finale il doit en rester 40. J’ai encore mes chances.. (rires) d’ailleurs allez voter pour moi svp sur le site: www.misssuissefrancophone.ch, vous cherchez Edouard Ayissi et vous cliquez j’aime sous ma photo. Merci beaucoup!
On te souhaite bonne chance alors. Dis-nous tu participes à tout ces concours de beauté mais est-ce que c’est juste pour le plaisir ou ça cache une réelle ambition? 
Alors dans un premier temps c’est pour me découvrir, connaître mes capacités et mes limites mais aussi me faire plaisir. C’est vrai que j’adore la mode et le mannequinat, je ne mesure pas 1m80 mais bon voilà j’arrive quand même à passer des castings intéressants et à faire mon chemin! Apparement ma personnalité y est pour quelque chose.. (rires) mais bon je ne compte pas m’arrêter la. Ce que j’aimerais surtout c’est créer ma propre ligne de vêtements et photographier les collections moi-même. Je suis entrain d’apprendre la photographie en ce moment avec un ami et j’ai pleins d’idées de vêtements que j’aimerais créer. Je pense qu’il ne faut plus hésiter à se lancer et ne plus avoir des rêves, il faut vivre ses rêves!
C’est joliment dit et c’est aussi ça qui nous avait frappé lors de notre première rencontre, c’est cette énergie positive que tu dégages et qui est communicative. D’où te vient-elle, dis-nous tout?
Alors je vais te surprendre mais c’était vraiment pas prévu pour moi au départ que je sois un jeune homme heureux! À l’âge de 2ans, je perds ma grande soeur et mon père, décédés tous les deux dans des circonstances difficiles au Cameroun. Il ne me restait plus que ma mère Germaine et ma petite soeur Sonia. J’ai grandi sans la présence de mon père et c’qui a fait de moi un garçon influençable dans ma jeunesse mais j’ai eu la chance que ma mère soit une femme forte et courageuse qui jouait le rôle des deux parents à la maison et mon cousin Jean à mes côtés, toujours de bon conseil! Il m’a poussé à faire un travail sur moi-même, à me recentrer. Et puis bon malgré tout, j’ai toujours eu cette joie de vivre, je la cultive! En tout cas j’apprends à la cultiver. Je me fais plaisir et j’essaie de donner aux autres le meilleur de moi et puis ma devise c’est un esprit sain dans un corps sain! Ça aide pour la joie de vivre.
C’est noté! Alors Edouard on arrive gentiment à la fin de cet entretien, est-ce qu’il y’a un sujet d’actualité sur lequel tu aurais envie de réagir?
Forcément ce qui se passe en Libye même si ça fait des années que ça dure ce trafic d’être humains, ça ne doit plus exister! Faut que ça cesse! Comment faire? Je sais pas. On se sent tellement impuissant, c’est atroce! Faut que les gouvernements réagissent d’urgence et nous ben on se mobilise, on prie, on signe des pétitions.. Voilà!
Ok. Un mot de la fin?
Oui je voudrais faire une petite dédicace à Sonya Meloni donc toi, Waxbazar tu m’as pas lâché après le concours du LAFF Festival, tu m’as proposé un shooting photo, là maintenant une interview, tu m’as donné pleins de conseils et j’ai vécu des belles expériences grâce à toi, j’te souhaite d’avoir une longue route parce que t’es vraiment quelqu’un de bien, une battante et les gens venez dans la boutique Waxbazar à Lausanne, il y’a pleins de belles sapes à voir! Un grand merci à tout mon entourage, toutes ces personnes qui me donnent de la force au quotidien, elles se reconnaîtront! Un vrai plaisir d’avoir fait cette interview pour Waxbazar et une belle vie à tous! C’était Edouard!
Après avoir remercié Edouard pour le temps qu’il nous a accordé et ces si gentils compliments, il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bonne chance pour la suite de sa très très longue carrière artistique. Nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui durant ces différents événements et nous n’hésiterons pas à renouveler l’expérience dès que possible.
Edouard Ayissi, 26 ans
Demi-finaliste du concours MISTER FRANCOPHONE 2018
Pour voter pour lui: www.misssuissefrancophone.ch
Crédits photos:
Miss&Mister Francophone 2018
Salomon Perez
Snipe Shot Photography
Festival couleur café
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Congo na Paris 2017

Le Congo, situé en Afrique centrale avec une population de 80 mio d’habitants, est le pays francophone le plus peuplé du continent et possède également la plus grande diaspora autant le dire, c’est un géant d’Afrique !
L’une des autres caractéristiques du Congo c’est la jeunesse et le dynamisme de sa population et de sa diaspora.

Une diaspora qui pendant deux jours, les 27 & 28 mai dernier, a relevé le défi de rassembler plus d’un millier de personnes dans la salle Pan Piper dans le 11e arrondissement de Paris. Un festival afin de mettre en lumière la culture congolaise bien au-delà des clichés symbolisant le pays, c’est à dire la sape et l’ambiance. Là, il était question de citoyenneté, de leadership, de dynamique sociale et artistique. Un véritable carrefour culturel organisé sous forme de tables rondes, conférences, concerts, défilés de mode et stands de créateurs. Les thèmes soulevés lors de ces débats étaient très prometteurs : “Education financière”, “Solidarité dans la communauté”, “Consommer conscient”, “Entreprenariat au féminin”,..

On pouvait également déambuler à travers les allées entre différents stands et découvrir plus en détails les multiples richesses Made in Congo : nouveaux médias, immobilier, mode et artisanat.

L’organisation Congo na Paris n’avait pas lésiné sur les moyens et c’est avec un grand enthousiasme que les enfants participaient également à l’événement grâce à l’espace qui leur était réservé et les activités ludiques qui leur étaient proposées : coin lecture avec des livres en lingala, swahili et kikongo, initiation musicale et dessin.

Tout événement congolais qui se respecte ne peut s’organiser sans nourriture et plats traditionnels, Congo na Paris n’échappait pas à la règle et proposait des stands de gastronomie congolaise : Pondu, Thomson, riz et banane plantain de quoi se ravir les papilles!
Ce festival avait comme objectif de réunir une grande partie des acteurs socio-économiques tournés vers le continent, pari réussi ! Pour notre part, nous avons eu le plaisir de rencontrer des personnalités artistiques aussi touchantes qu’attachantes tels qu’Antonia Neyrins et son époux Pat Masioni. Elle, est carnettiste, auteure, illustratrice de carnets de voyage, grande voyageuse (+ 50 pays, 5 continents). Lui, est illustrateur, dessinateur et peintre. Ils nous ont raconté leurs aventures artistiques et livré leur témoignage en tant que couple mixte à l’heure où le Front national grignote du terrain en France. Un vrai moment de partage et d’échange. Nous avons rencontré également M. Jocelyn Armel, alias le Bachelor, grand adepte de la sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), société héritière d’un mouvement né au Congo avant les indépendances, comme un pied de nez au pouvoir colonial, et qui allie joie de vivre et raffinement. Et effectivement, le Bachelor en est le digne représentant. Vous connaissez peut-être le comique Dibshow ? Il caricature les us et coutumes des familles congolaises avec succès et bienveillance. Un vrai plaisir d’avoir fait sa connaissance.

Vous l’aurez compris, Congo na Paris aura été une expérience enrichissante, nous avons reçu un accueil plus que chaleureux et nous avons été conquis par l’énergie et l’organisation déployées par cette association de jeunes congolais. Nous leur souhaitons une longue route et nous nous réjouissons déjà de la prochaine édition.

Credit photo : Congo na Paris

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Mompreneur, même pas peur!

6h: lever
7h: lever des enfants
7h30: petit-déjeuner
8h15: école des enfants
8h30: nettoyage, ménage
9h30: admin: courrier, mails, téléphones
11h: préparer dîner
12h: récupérer enfants à l’école, dîner, arrivée nounou
14h: atelier: commandes clients, promotion & marketing
17h: rdv d’affaires
19h30: souper en famille
21h: coucher des enfants
22h: création
24h: coucher

Non ceci n’est pas l’agenda d’un ministre mais bel et bien l’emploi du temps d’une mompreneur!

Cette femme qui un beau jour a décidé de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale tout en élevant ses enfants en bas âge. Un sacré défi mais la mompreneur est pleine de ressource et les défis, ça la stimule!

L’idée est de se sentir épanouie tant dans sa vie de femme, de maman que dans sa vie professionnelle. Mais comment concilier tout ça sans trop de heurts?

Trois conseils indispensables pour y arriver :

1. Avoir avant tout un bon système de garde : impossible pour une créatrice d’entreprise de s’occuper de son commerce avec assiduité et de courir de rdv en rdv, si elle n’a pas une personne de confiance pour prendre soin de ses enfants.

2. Avoir un business plan en béton : le but de la mompreneur est de pouvoir vivre de son activité sur la durée et pour ce faire, il est primordial de mesurer tout les risques financiers engendrés par une activité indépendante. Ne pas hésiter à faire appel à des associations ou des organismes qui soutiennent les jeunes entrepreneurs.

3. Avoir une grande confiance en soi et en son projet : la mompreneur contourne la société de consommation et sort de sa zone de confort mais tout ceci à un prix, tant au niveau psychologique qu’émotionnel. L’incertitude, la peur du lendemain et souvent le stress font partie du quotidien de la créatrice d’entreprise sans parler de la culpabilité de passer parfois moins de temps avec ses enfants. Alors armez-vous de courage et de confiance, portez votre projet à bout de bras car il en vaut forcément la peine si vous avez décidé de vous lancer?! VOUS êtes le point de départ de votre projet, laissez les doutes de côté!

Mais au final, tout ceci reste un choix personnel d’autres se satisferont très bien du rôle de mère au foyer, d’autres se sentiront plus épanouies en conciliant carrière et vie de famille et d’autres préféreront une vie plus stable avec un emploi sécurisant. A chacune son choix, le plus important est d’écouter ses envies et de se donner les moyens de les assouvir. A celles qui décident coûte que coûte de se lancer et de créer leur propre entreprise, nous leur disons: COURAGE! Rien n’est impossible à celle qui croit! Et entre nous, quel plaisir de pouvoir être sa propre patronne et de gérer son emploi du temps comme bon lui semble non?! Et la cerise sur le gâteau? Lorsque son entreprise se développe bien et que l’entourage mesure enfin la portée de vos sacrifices, lorsque vous avez réussi à faire comprendre à vos enfants que seul le travail paie et qu’ils vous regardent avec fierté..
Chez Waxbazar, nous pensons que c’est la meilleure des récompenses!

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L’afropéanité en réponse au racisme

L’afropéanisme est un néologisme apparu depuis peu dans le language urbain et dans le milieu artistique. Mais que signifie-t’il vraiment?

Chez Waxbazar, nous nous sommes posés la question et nous en avons tout simplement conclu que “l’afropéanisme” est le contraire du racisme. Ce terme signifie être rattaché à plusieurs cultures dont la culture africaine. L’afropéen(e) est suisse, portugais, allemand, belge mais l’afropéen est surtout ouvert d’esprit, d’après nous, c’est ce qui le caractérise. L’afropéen est une identité en émergence encore trop invisible à notre goût alors que cette identité fait partie du paysage national depuis plusieurs années. C’est une des raisons qui nous a poussé à créer la marque Waxbazar!

/WB for Waxbazar – WB for White & Black people/

Le mot afropéen arrache les noirs à l’imaginaire dont ils font sujet: l’immigration. Mais on ne peut indéniablement immigrer sur plusieurs générations ? Et c’est donc avec joie que nous vous présentons cette nouvelle génération affranchie d’idées reçues, une nouvelle génération qui se joue des frontières nationales et qui prône la rencontre et le partage culturel! Et vous de quelle origine êtes-vous?

WB - mode afropéenne
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